Back to Basics

22 04 2008

Korg MS-20

Cet article signe bel et bien mon retour sur ce blog. Mon absence fût longue, je sais, mais c’était pour la bonne cause (et oui, les concours ne se révisent pas tout seul malheureusement). Malgré tout, j’ai eu le temps d’amasser moultes morceaux qui, je l’espère, susciteront votre émoi le plus total à vous, lecteurs.

Tout d’abord, la très récente signature du label australien Modular, Ladyhawke, qui nous livre une électro-pop aussi douce que sucrée avec Back of the Van, et efficace lorsqu’elle est remixée par ses compères australiens kitsch de Van She (qui d’ailleurs se font un peu attendre depuis leur EP sorti en 2005 sur le même label, arrêtez d’enchaîner les remixes les gars…).

Ladyhawke - Back of the Van

Vous avez forcément tendu l’oreille au nouvel opus du groupe électro pop anglais/nerd (oui, NERD, comme geek, sauf que nerd possède un coté plus musical, surtout avec des ” . ” entre les lettres) HOT CHIP. Après The Warning, leur deuxième album déjà fortement encensé, ils sont revenus avec Made in the Dark, un album que vous vous devez d’avoir dans votre discothèque. Au moins un maxi. Il faut en acheter. Une valeur sûre (le maxi de Shake a fist est magnifique, argenté et brillant tel un mirroir). Ici One Pure Thought, titre démentiel, dont la version live est époustouflante. HOT CHIP dans toute sa splendeur, remixé par Supermayer, eux aussi, en forme.

Hot Chip - One pure thought (Supermayer remix)

Autre registre, autre musique. Une autre sortie qui a fait grand bruit était celle de la compilation mixée de Jennifer Cardini sur le prestigieux label allemand Kompakt (oui, vous savez, Superpitcher, Micheal Mayer, Justus et les autres sont signés dessus…). On retiendra en plus de la réapparition du M4 de Maurizio le très bon remix de Jamie Lloyd par Quarion. On sent d’ailleurs des relents de Big Fun par Inner City ou de Missing du cultissime groupe Everything But the Girl (remixée par Todd Terry, indémodable).

Jamie Lloyd - May I ? (Quarion remix)

Bon si on continue comme ça, oui, je sais, j’en ai laissé passer plein des sorties qui valent le coup. Il faut dire que la période Mars/Avril a été plus que chargée niveau sortie. Et si les deux derniers paragraphes rappellent étrangement les deux dernières couv’ de TSUGI, ce n’est pas un hasard : ils sont bons.

Pour signer mon grand retour (oui, je vous avais manqué hein…), encore deux petites offrandes.

La première, le dernier Mr Oizo que même Pedro (Winter, le boss du label Ed Banger) il a pas. D’ailleurs, ce dernier fleure bon le Flat Beat (1997, vous vous souvenez, la pub Levi’s ??).

Mr Oizo - M Seq

La seconde, et parce qu’on ne pouvait pas passer à coté, la mode cosmic, qui nous arrive depuis un petit bout de temps, emmenée par les Midnight Juggernauts, dont voici en échantillon un remix de Shadows par l’australien Ajax.

Midnight Juggernauts - Shadows (Ajax remix)





////Looking For Contributors////

4 02 2008

haring-keith-ohne-titel.jpg

Et oui, nous manquons (cruellement ?) de contributeurs. Si cela vous intéresse, écrivez à antidotdisco@gmail.com pour de plus amples détails.

We lack of contributors. If you’re interested, mail antidotdisco@gmail.com for more details.

N’hésitez pas !!!!





Fight For Your Rights

4 02 2008

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C’est d’abord sous le nom de Halfnelson que Russel et Ron Mael débutent leur carrière, sur le label Bearsville, en 1971. Ils se renommeront rapidement Sparks. Fans du mouvement Dada (perceptible notamment sur l’album Woofer in Tweeter’s clothes), les Sparks nous inondent de leur humour et de leur sens de l’originalité depuis ce temps (et ce jusqu’en 2006). Avec leur album N°1 in Heaven produit par le seigneur Giorgio Moroder en 1979, les Sparks prennent un tournant néo-disco qui leur réussi plutôt bien. Sur Tryouts for the Human race,  ils nous emmenent ” lutter pour la race humaine “, tout en disco new wave. Un morceau cultissime,  redécouvert sur le regretté Fabric de Justice, pour un groupe qui l’est tout autant.

Sparks - Tryouts for the human race

Le site web est par .





Blind

28 01 2008

Et oui, Andy Butler aka Hercules and Love Affair est bien le poulain à suivre en 2008. Voici le clip de Blind, le titre où figure en featuring Antony Hegarty.





Sauvons le Monde !

28 01 2008

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On les a vus fondre sur la planète Terre pour sauver nos oreilles délicates des sons acerbes et corrosifs des postes de radio. Supermayer, héros des temps modernes du label Kompakt, finissent de nous faire oublier la soupe avec des titres qui nous viennent d’une autre galaxie. En effet, Superpitcher et Micheal Mayer, les deux stars du label, ont décidé de s’unir pour vaincre les viles et perfides forces de la musique sans âme. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Avec les titres Two of Us, The Art of Letting Go (écouter le remix d’Ewan Pearson), ils ont déchainés les dancefloors de la planète entière, aidés par leurs fameux glamfrogs, générateurs d’ambiance. Ils sont revenus récemment avec un remix de Rufus Wainwright, Tiergarten, long de plus de 13 minutes, où l’ambiance de bain de lait des premières minutes grimpe et s’envole vers des contrées spatiales encore inexplorée à bord d’un spaceship en forme de clochette. Tout simplement incontournable.

Rufus Wainwright - Tiergarten (Supermayer Remix)





Du son garçon !

25 01 2008

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Tout le monde connaît Boys Noize, Alex Ridha de son vrai nom, et ses nombreux alias, tels Puzique, 909 D1sco, KidAlex… Surtout depuis son premier album, Oi Oi oi. Une électro rappeuse, compressée à souhait, peu nuancée mais diablement efficace. Mais ça, tu le sais déjà.  En revanche, ses derniers remixes dérogent à la patte qui est (fût ?) la sienne. Il vient en effet de remixer le très bon Arcadia  d’Apparat ainsi que Cut Copy (voir ici pour ces derniers). Nulle violence ici, l’ère de la finesse est (enfin ?) arrivée. D’abord sur Arcadia, qu’il remixe en longueur et en douceur, avec une montée très progressive et élaborée, plusieurs pics d’intensité pour ce qui constitue un de ses meilleurs remixes. Pour le remix de Cut Copy, Lights and Music, là c’est au tour de la fraîcheur de se montrer, à travers un remix certes plus classique, mais tout aussi efficace. Et oui, il semble bien que Boys Noize soit passé du bruit au son.

Cut Copy - Lights and Music (Boys Noize Remix)

Apparat - Arcadia (Boys Noize Remix) (retiré sur demande)

Le myspace de Boys Noize est par ici.





Elle descend de la montagne à cheval

22 01 2008

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Poni Hoax, ou tout simplement le meilleur groupe de rock français à l’heure actuelle. De rock ? Pas si sûr : leur musique zigzague entre rock, disco, electro, new wave et j’en passe. Avec des titres cultes sur leur premier album éponyme comme Budapest (featuring Olga Kouklaki) ou Involutive Star, ils ont déchainés la presse musicale qui les a encensé. Ils reviennent avec Images of Sigrid, leur deuxième album, dont est extrait le titre Antibodies, sorti sur Tigersushi (le label de Joakim). Emmenés par le sémillant Nicolas Ker (photo) et Laurent Bardainne, ces parisiens n’ont pas fini d’incarner les chantres du (vrai) renouveau musical français, pour qui la musique n’évoque pas que le prime time de TF1 et les sournoiseries de Pascal Nègre.

Poni Hoax - Budapest (featuring Olga Kouklaki)

leur myspace est ici.





Pur Malt

22 01 2008

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Comme chacun sait, le meilleur whisky vient d’Ecosse. Et bien pour le post punk, c’est un peu pareil. J’entend d’ici les cris de rage et de désespoir de certains, tonnant ” Non !! c’est Joy Division et ça vient de Manchester !! “. Du calme les mecs, c’est juste une formule. Quoiqu’il en soit, Josef K fait tout de même partie des figures de proue du post-punk (après Joy, ok). Constitué de Paul Haig, Malcolm Ross, David Wedell et Ronnie Torrance, le groupe a sorti sur le label Postcard (écossais aussi) moultes tubes, tels Sorry For Laughing ou Heart of song. Mêlant habilement post-punk et rythmiques funk, Josef K laissa sa marque dans l’histoire, et influença par la même des groupes comme Franz Ferdinand ou Interpol. Pour l’anecdote, c’est bel et bien Alex Kapranos qui demanda au label Domino Records de sortir Entomology, “best of” du groupe, en hommage à ce groupe qui l’a fortement influencé. Achète, c’est meilleur que le Jack Daniel’s.

Josef K - Heart of Song

Site web non officiel ici.





Italians Do it better

20 01 2008

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Ah! Le retour de l’italo-disco! La bombe lancée par le site américain Pitchfork a (déjà) généré un véritable engouement pour le retour de ce versant dark, new wave et rétrofuturiste du disco. Engouement concentré sur un label : Italians do it better. En effet, loin des clichés du genre (souvent mauvais), le label nous propose un italo-disco version XXI ème siècle avec des groupes tels que Glass Candy, Chromatics (photo ci-dessus), Professor Genius ou encore Farah et Mirage. Les artistes signés sur le label ravivent la flamme en lui donnant un coup de jeune, comme avec le lifting de Last night a DJ saved my life d’Indeep revu et corrigé par Mirage sur la compilation du label, After Dark. On peut également noter la version de Computer Love de Kraftwerk par Glass Candy. Mais les compositions originales ne sont pas en reste. Entre la Grotta de Professor Genius, Beatific de Glass Candy et Lady Operator de Mirage, on se perd dans les divers recoins de ce disco spectral et envoûtant. La compile After Dark est donc un véritable petit trésor que l’on se doit d’avoir dans sa discothèque, signe que les Américains le font bien, voire mieux, que les Italiens.

Indeep - Last night a DJ saved my life (Mirage remix)

Professor Genius - La Grotta

Glass Candy - Computer Love

Va donc faire un petit tour sur le myspace du label…  C’est ici !





Killing in the name of

18 01 2008

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Et oui, 2008 marquera le (grand ?) retour du groupe The Kills. Composé d’Alison “VV” Mosshart et de Jamie “Hotel” Hince,  le groupe nous livre depuis 2001 un rock à la fois puissant et pourtant minimaliste, lo-fi. Signés sur le label Domino Records, également signataire de Franz Ferdinand ou Von Sudenfed, ils entretiennent depuis 2002 et la sortie de leur premier EP, Black Rooster, un certain goût pour le DIY et l’anti-conformisme. Longtemps comparés aux White Stripes, ils se sont complètement démarqués de cette étiquette avec la sortie de No Wow en 2005, où figurent les hits The Good Ones et No Wow. Ils nous reviennent donc avec un troisième album, Midnight Boom, dont est extrait le titre U.R. A Fever. Un morceau assez imposant, à la fois moite, gras et lourd, typiquement dans la veine new wave/ post punk empruntée lors de leur précédent album. Se tuera-t-on pour autant pour les Kills en 2008 ? Réponse à la sortie de l’album.

The Kills - U.R.A Fever

www.thekills.tv (magnifique site)