Et oui, Andy Butler aka Hercules and Love Affair est bien le poulain à suivre en 2008. Voici le clip de Blind, le titre où figure en featuring Antony Hegarty.
Et oui, Andy Butler aka Hercules and Love Affair est bien le poulain à suivre en 2008. Voici le clip de Blind, le titre où figure en featuring Antony Hegarty.

On les a vus fondre sur la planète Terre pour sauver nos oreilles délicates des sons acerbes et corrosifs des postes de radio. Supermayer, héros des temps modernes du label Kompakt, finissent de nous faire oublier la soupe avec des titres qui nous viennent d’une autre galaxie. En effet, Superpitcher et Micheal Mayer, les deux stars du label, ont décidé de s’unir pour vaincre les viles et perfides forces de la musique sans âme. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Avec les titres Two of Us, The Art of Letting Go (écouter le remix d’Ewan Pearson), ils ont déchainés les dancefloors de la planète entière, aidés par leurs fameux glamfrogs, générateurs d’ambiance. Ils sont revenus récemment avec un remix de Rufus Wainwright, Tiergarten, long de plus de 13 minutes, où l’ambiance de bain de lait des premières minutes grimpe et s’envole vers des contrées spatiales encore inexplorée à bord d’un spaceship en forme de clochette. Tout simplement incontournable.
Tout le monde connaît Boys Noize, Alex Ridha de son vrai nom, et ses nombreux alias, tels Puzique, 909 D1sco, KidAlex… Surtout depuis son premier album, Oi Oi oi. Une électro rappeuse, compressée à souhait, peu nuancée mais diablement efficace. Mais ça, tu le sais déjà. En revanche, ses derniers remixes dérogent à la patte qui est (fût ?) la sienne. Il vient en effet de remixer le très bon Arcadia d’Apparat ainsi que Cut Copy (voir ici pour ces derniers). Nulle violence ici, l’ère de la finesse est (enfin ?) arrivée. D’abord sur Arcadia, qu’il remixe en longueur et en douceur, avec une montée très progressive et élaborée, plusieurs pics d’intensité pour ce qui constitue un de ses meilleurs remixes. Pour le remix de Cut Copy, Lights and Music, là c’est au tour de la fraîcheur de se montrer, à travers un remix certes plus classique, mais tout aussi efficace. Et oui, il semble bien que Boys Noize soit passé du bruit au son.
Cut Copy – Lights and Music (Boys Noize Remix)
Apparat – Arcadia (Boys Noize Remix) (retiré sur demande)
Le myspace de Boys Noize est par ici.

Poni Hoax, ou tout simplement le meilleur groupe de rock français à l’heure actuelle. De rock ? Pas si sûr : leur musique zigzague entre rock, disco, electro, new wave et j’en passe. Avec des titres cultes sur leur premier album éponyme comme Budapest (featuring Olga Kouklaki) ou Involutive Star, ils ont déchainés la presse musicale qui les a encensé. Ils reviennent avec Images of Sigrid, leur deuxième album, dont est extrait le titre Antibodies, sorti sur Tigersushi (le label de Joakim). Emmenés par le sémillant Nicolas Ker (photo) et Laurent Bardainne, ces parisiens n’ont pas fini d’incarner les chantres du (vrai) renouveau musical français, pour qui la musique n’évoque pas que le prime time de TF1 et les sournoiseries de Pascal Nègre.
Poni Hoax – Budapest (featuring Olga Kouklaki)
leur myspace est ici.

Comme chacun sait, le meilleur whisky vient d’Ecosse. Et bien pour le post punk, c’est un peu pareil. J’entend d’ici les cris de rage et de désespoir de certains, tonnant ” Non !! c’est Joy Division et ça vient de Manchester !! “. Du calme les mecs, c’est juste une formule. Quoiqu’il en soit, Josef K fait tout de même partie des figures de proue du post-punk (après Joy, ok). Constitué de Paul Haig, Malcolm Ross, David Wedell et Ronnie Torrance, le groupe a sorti sur le label Postcard (écossais aussi) moultes tubes, tels Sorry For Laughing ou Heart of song. Mêlant habilement post-punk et rythmiques funk, Josef K laissa sa marque dans l’histoire, et influença par la même des groupes comme Franz Ferdinand ou Interpol. Pour l’anecdote, c’est bel et bien Alex Kapranos qui demanda au label Domino Records de sortir Entomology, “best of” du groupe, en hommage à ce groupe qui l’a fortement influencé. Achète, c’est meilleur que le Jack Daniel’s.
Site web non officiel ici.

Ah! Le retour de l’italo-disco! La bombe lancée par le site américain Pitchfork a (déjà) généré un véritable engouement pour le retour de ce versant dark, new wave et rétrofuturiste du disco. Engouement concentré sur un label : Italians do it better. En effet, loin des clichés du genre (souvent mauvais), le label nous propose un italo-disco version XXI ème siècle avec des groupes tels que Glass Candy, Chromatics (photo ci-dessus), Professor Genius ou encore Farah et Mirage. Les artistes signés sur le label ravivent la flamme en lui donnant un coup de jeune, comme avec le lifting de Last night a DJ saved my life d’Indeep revu et corrigé par Mirage sur la compilation du label, After Dark. On peut également noter la version de Computer Love de Kraftwerk par Glass Candy. Mais les compositions originales ne sont pas en reste. Entre la Grotta de Professor Genius, Beatific de Glass Candy et Lady Operator de Mirage, on se perd dans les divers recoins de ce disco spectral et envoûtant. La compile After Dark est donc un véritable petit trésor que l’on se doit d’avoir dans sa discothèque, signe que les Américains le font bien, voire mieux, que les Italiens.
Indeep – Last night a DJ saved my life (Mirage remix)
Va donc faire un petit tour sur le myspace du label… C’est ici !
Et oui, 2008 marquera le (grand ?) retour du groupe The Kills. Composé d’Alison “VV” Mosshart et de Jamie “Hotel” Hince, le groupe nous livre depuis 2001 un rock à la fois puissant et pourtant minimaliste, lo-fi. Signés sur le label Domino Records, également signataire de Franz Ferdinand ou Von Sudenfed, ils entretiennent depuis 2002 et la sortie de leur premier EP, Black Rooster, un certain goût pour le DIY et l’anti-conformisme. Longtemps comparés aux White Stripes, ils se sont complètement démarqués de cette étiquette avec la sortie de No Wow en 2005, où figurent les hits The Good Ones et No Wow. Ils nous reviennent donc avec un troisième album, Midnight Boom, dont est extrait le titre U.R. A Fever. Un morceau assez imposant, à la fois moite, gras et lourd, typiquement dans la veine new wave/ post punk empruntée lors de leur précédent album. Se tuera-t-on pour autant pour les Kills en 2008 ? Réponse à la sortie de l’album.
www.thekills.tv (magnifique site)
Et oui, c’est bien du sud que nous viennent ces joyeux lurons, puisqu’ils sont originaires d’Australie. D’abord trio hip-hop, Cut Copy s’est orienté vers le rock à la suite d’une avarie de sampler en plein concert. Auteurs de l’incontournable Bright like neon love, Dan Whitford, Tim Hoey et Mitchell Scott reviennent avec un nouvel album, In Ghost Colours, qui sortira en 2008 sur le label australien Modular. Le trio électro-pop-rock, connu en France par son Fabriclive (n°29) où se côtoyait habilement NYPC, Roxy Music et Grauzone, nous livre ici un album qui s’annonce tout aussi excellent que le premier, toujours dans cette lignée de pop légère et d’électro daft punkienne. A ne pas rater également sur leur blog une excellente mixtape disponible au téléchargement, au titre évocateur : So Cosmic. Et oui, avec ces trois là, on voyage dans les étoiles.
http://www.myspace.com/cutcopy
Il s’agit plutôt du génial producteur italien Maurizio Dami, plus connu sous le pseudonyme d’Alexander Robotnick. Producteur depuis 1981, d’abord avec Avida puis sous son pseudonyme, Maurizio Dami fait partie des précurseurs de la musique électronique en ayant posé les bases de l’italo-disco et de la new wave grâce à ses morceaux, dont le plus connu de tous est sans aucun doutes Problèmes d’Amour. Dans ce titre, produit en 1983, on retrouve tout le charme de l’époque, avec des rythmiques proches de celle de New Order (décidément) mais aussi des éléments synthés et électroniques marquant les codes de l’italo-disco. Un morceau culte s’il en est. Alexander Robotnick reviendra parmi nous en 2008 avec une compile de remixs (avec notamment des remixes des Detroit Grand Pubahs) et un nouvel album, Italcimenti. A-hou-A.
Alexander Robotnick – Problèmes d’Amour
www.robotnick.it
Grovesnor, aka Rob Smoughton, est le projet de l’ancien batteur du groupe anglais Hot Chip. Comme avec son ancien groupe, il utilise nombre de synthés et de composants électroniques pour délivrer des titres mélodiques tout en douceur. D’ailleurs, ses anciens collègues, pas rancuniers pour un sou, ont fait figurer Nitemoves en titre d’ouverture de leur excellent DJ-kicks. Encensé par Mylo, le morceau commence avec la voix de Smoughton et une mélodie au Rhodes, avant d’enchaîner avec une rythmique drum-n-bass-style. Et hop, on se retrouve dans la nuit noire illuminée de néons et autres réverbères, à errer avec un plaisir non dissimulé. Idéal pour la ballade, Nitemoves nous donne férocement envie de devenir des night-walkers.
http://www.myspace.com/grovesnormusic