La marche de l’Emperor

13 01 2008
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Andrew Meecham, moitié de Chicken Lips et véritable space invader de la musique, n’a pas volé son titre. The Emperor Machine marque bel et bien la primauté des machines. Du groove à la Roy Ayers revu et corrigé par moultes synthés, rythmiques entraînantes et nappes spatiales forment l’apanage de cet ovni musical. Sur Rimramramrim, les envolées 8-bitesques cotoient une basse funk à souhait et une ambiance space-odyssey pour former un titre imparable, certes peu facile d’accès, mais magistral. Un son cosmique loin des clichés du genre, même si la complexité de cet alien ne permet pas une classification pertinente. Quand l’experimental rencontre l’efficacité du groove synthétique et la patine du vintage 70’s, on se laisse aller en orbite avec bonheur. Mais on ne s’arrête pas en si bon chemin, et on se laisse emmener par The Emperor Machine aux confins du cosmos, lequel nous offre, avec sa série Vertical Tones for Horizontal Noise (6 x 12″), une belle rencontre du 3ème type.